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Cultures Africaines

FRANCIS BEBEY
Journaliste de radio en Afrique et en France (Radiodiffusion Outre-Mer devenue Radio-France Internationale), puis rattaché à l'UNESCO comme directeur du Programme de la Musique pour l'ensemble des États membres de l'organisation, Francis Bebey décide en 1974 de se consacrer uniquement à la composition musicale et à l'écriture.
C'est d'abord par des chansons humoristiques comme "Agatha", "La condition masculine", "Divorce pygmée", "Si les Gaulois avaient su...", etc... que Francis Bebey a attiré sur lui l'attention du public francophone à travers le monde (Prix SACEM de la chanson française en 1977).
Puis on découvre que ce Camerounais, résidant à Paris, est à la fois un compositeur et un concertiste international qui donne des concerts sur les cinq continents depuis plus de 20 ans. A ce jour, il s'est produit dans plus de 75 Pays dans le monde.
La Maison de Radio-France à Paris, le Carnegie Hall à New York, Radio Deutschland à Berlin, le musée Edvard Munch à Oslo ou le Masonic Auditorium à San Francisco, sont à citer parmi les lieux prestigieux qui l'ont accueilli.
Sa musique est peut être la plus variée de toute l'Afrique. Par le jeu d'instruments divers - sanza, flûte Pygmée, guitare, percussions, voix humaine - elle présente la tradition la plus pure aussi bien que divers aspects de l'art musical africain contemporain.
En concert comme en disque, l'alternance des chansons et pièces instrumentales nous emmène au pays du soleil et du rythme, au pays du rire et des incantations tendres ou inquiètes, au pays de la vie.
La discographie complète de Francis Bebey est rassemblée dans les pages suivantes. Du 45 tours, au cd en passant par le 33 tours, tous les enregistrements sonores de sa carrière sont référencés.
L'écrivain
Au cours de sa carrière, Francis Bebey a publié une quinzaine d'ouvrages qu'il s'agisse de littérature, de poésie, de théâtre ou encore d'essais. La plupart d'entre eux ont été traduits dans plusieurs langues. Son plaisir de jouer avec les mots s'étend vers plusieurs horizons :
l'écriture journaliste a aussi fait partie de son quotidien. Il rédigera régulièrement articles, études et reportages autour de la musique et des arts africains.
Nous proposons, ci-dessous, une bibliographie complète des écrits de Francis Bebey comprenant les textes publiés et inédits, épuisés et disponibles.
LITTERATURE, POESIE, THEATRE
Le fils d'Agatha Moudio (roman)
Editions Clé, Yaoundé, 1967.
Grand prix littéraire de l'Afrique noire 1968.
10ème édition en 1985.
Traductions :
• 1971 Anglais (Heinemann, London)
• 1971 Polonais (Czytelnik, Warsaw)
• 1973 Americain (Indpdt Publishers Group) • 1974 Russe
• 1987 Allemand (P. Hammer Verlag, Wuppertal)
• Embarras et Cie (nouvelles)- Editions Clé, Yaoundé, 1968 - 2ème édition en 1970
• Le petit fumeur (fiction jeunesse) - Editions Rencontres, Lausanne, 1969.
• Avril tout au long (poésie) - Editions Rencontres, Lausanne 1969.
• Trois petits cireurs (fiction jeunesse) - Editions Clé, Yaoundé, 1972.
• La poupée Ashanti (roman) - Editions Clé, Yaoundé, 1973.
Traductions : 1977 Américain (Lawrence Hill & Co, Wesport, CT) The Ashanti Doll, 1980 Russe
• Le roi Albert d'Effidi (roman) - Editions Clé, Yaoundé, 1976
Traductions : 1982 Américain (Lawrence Hill & Co, Westport, CT) King Albert, 1980 Allemand (Peter Hammer Verlag, Wuppertal)
• Concert pour un vieux masque (poésie) - L'Harmattan, Paris, 1980.
Traduction : 1980 Allemand
• La nouvelle saison des fruits (poésie)- Nouvelles éditions Africaines, Dakar, 1980.
• Contes de style moderne (conte)- Balafon, Air Afrique, 1985.
• La lune dans un seau tout rouge (nouvelles et contes) - Hatier, Paris, 1989.
• Le ministre et le griot (roman)- Sépia, Paris, 1992.
• L'enfant-pluie (roman) - Sépia, Paris, 1994 -Prix Saint-Exupéry.
• Congrès de griots à KanKan (théâtre) - Inédit 1994 - Joué à Lausanne (Suisse) en 1995.
L'artiste et le cinéma
Le 7ème art ne l'a pas laissé de marbre. A plusieurs titres, il s'est intéressé aux images : soit en tant que réalisateur, soit comme compositeur de musiques de films.
Film et documentaire réalisés
• Sonate en bien majeur
Fiction - court métrage (41 mn) - 1974, 16 mm (Français).
"Traitée avec légèreté, une fable morale teintée d'ironie, qui n'en peint que mieux la condition et la solitude d'un travailleur africain à Paris. Malgré son désarroi, le héros, un balayeur des rues, résistera à la tentation de s'approprier une forte somme d'argent." (Adpf-Cinémathèque)
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• Musique africaine
Documentaire - Super 8 sonore.
Documentaire sur divers aspect de la musique traditionnelle en Afrique noire.
• Une nouvelle de Francis Bebey a été adaptée par un réalisateur camerounais.
Boubou cravate de Daniel Kamwa (Cameroun)
Fiction - court métrage (29 mn) - 1972, 16 mm (Français).
" Un jeune diplomate africain est en butte aux sarcasmes de son boy qui voit en lui un de ces Européens à peau noire dénué d'authenticité et égaré entre deux cultures. Le boy présidera en personne à une réafricanisation de son maître. " (Adpf - Cinémathèque).
Musiques de films
• Yam Daabo
d'Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso)
Fiction - long métrage (78 mn) - 1987 , 16 mm (More, sous-titre : Français)
Musique : Francis Bebey
"Conséquences de la sécheresse, pauvreté et misère s'abattent sur un village mossi, quelque part aux confins du Sahel. Pour les populations, un choix s'impose : l'attente de l'aide internationale ou le départ vers des zones plus riches à l'intérieur du pays. Sala et les siens optent pour la deuxième solution au prix de mille sacrifices. Une nouvelle vie peut alors commencer pour eux. Ils redécouvrent l'amour, la joie, la haine, la violence, des sentiments que la faim et la soif leur avaient fait oublier." (Adpf - Cinémathèque)
Plus d'informations sur le film.
• Yaaba
de Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso)
Fiction - long métrage (89 mn) - 1988, 16 mm (More, sous-titre : Français)
"Yaaba, en moré, signifie grand-mère. C'est le nom que donne Bila, jeune garçon qui vit dans un village du Burkina Faso avec son amie Napoko, à Sana, une vieille femme abandonnée et rejetée par tout le village. Une profonde amitié va se développer entre Yaaba et les deux enfants." (Adpf - Cinémathèque)
Musique : Francis Bebey
Prix de la meilleure musique : Francis Bebey pour Yaaba (Burkina Faso) - 11ème FESPACO (1989).
• Sango Malo
de Bassek Ba Kobhio (Cameroun)
Fiction - long métrage (93 min) - 1991, 35 mm.
Musique : Francis Bebey
Plus d'informations sur le film.
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Autres témoignages
Francis Bebey, né à Douala en 1929, mort le 28 mai 2001, est un artiste camerounais.
Francis Bebey fut tout d'abord journaliste de radio en Afrique et en France (à Radio-France Internationale), puis rattaché à l'UNESCO comme directeur du Programme de la Musique pour l'ensemble des États membres de l'organisation. Il écrit de nombreux ouvrages, dont le roman « Le Fils d'Agatha Moundio » qui lui valut le Grand Prix littéraire de l'Afrique noire en 1968.
En 1972, sort son premier album, « Idiba ». En 1974, il décide de se consacrer uniquement à la musique. Il se fait d'abord connaître avec des chansons humoristiques telles que « Agatha », « La condition masculine », « Divorce pygmée », « Cousin Assini » « Si les Gaulois avaient su... », et obtient le Prix de la chanson française décerné par la Sacem en 1977. Puis il chantera des compositions plus « sérieuses » et poétiques, en s'accompagnant souvent d'instruments traditionnels (arc à bouche, harpe traditionnelle, sanza, flûte Pygmée, guitare, percussions ... ) de son pays d'origine.
Il se produit dans plus de 75 pays du monde, et dans des salles prestigieuses telles que la Maison de Radio-France à Paris, le Carnegie Hall à New York, la Radio Deutschland à Berlin, le Musée Edvard Munch à Oslo, le Masonic Auditorium à San Francisco etc.
Il composera également la musique du long métrage « Yaaba » du réalisateur burkinabé Idrissa Ouedraogo, qui fut primé au Festival de Cannes.
Le 28 mai 2001, il décède à Paris d'une attaque cardiaque .
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